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chief happiness officer

Vous connaissez certainement le CDO (chief digital officer), le CEO (chief executive officer) ou encore le CCO (chief commercial officer). Toutes ces appellations anglo-saxonnes sont de plus en plus répandues aujourd’hui. Mais connaissez-vous le dernier concept né au sein de la Silicon Valley, le Chief Happiness Officer ?

Le Chief Happiness Officer, qu’on pourrait traduire par « Directeur général du bonheur », est la personne chargée, au sein de l’entreprise, de veiller au bien-être et même au bonheur des salariés. Ce concept s’est d’abord développé dans les startups, mais commence à se répandre de plus en plus dans tous les types de structures.

Entre atout marketing et réel besoin aux résultats effectifs, quelle est la place du CHO au sein d’une entreprise ?

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  • D’où vient ce nouveau concept ?

Si l’on étudie les statistiques et les faits, il n’est pas difficile de prendre conscience de l’importance du bien-être au travail. Ainsi, selon la chaîne d’informations LCI, 400 suicides par an en moyenne sont directement liés au travail. Par ailleurs, le coût social du stress dû au travail serait approximativement de 2 ou 3 milliards d’euros (selon une estimation INRS et Arts et Métiers ParisTech).

  • Quelle est la mission du Chief Happiness Officer ?

Le but du CHO est donc de veiller à l’équilibre physique et mental des salariés. On ne peut pas lui demander de créer le bonheur, mais il doit mettre en place les conditions qui le rendent possible. Il intervient donc à la fois au niveau des Ressources Humaines, de la communication interne, et même de l’événementiel.

L’objectif est bien-sûr de fidéliser les salariés, en particulier lorsqu’ils sont très convoités, mais aussi d’augmenter leur productivité et d’assurer la stabilité interne de l’entreprise.

  • Son application concrète

Ce concept peut paraître un peu abstrait, mais en réalité il doit prendre une forme très concrète : le CHO doit effectuer un suivi individuel de chaque salarié, afin d’être à l’écoute de chacun et trouver des solutions à leurs problèmes. Il doit également faire en sorte que la tension due à la charge de travail ne soit pas trop importante, en veillant à ce que les employés aient des moyens de se détendre. Ainsi les entreprises sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des salles de détente équipées par exemple de tables de ping-pong ou de babyfoot, ou encore à faire appel à des coachs sportifs.

Bien-sûr, il n’y a pas de cursus pour devenir CHO. Il faut avoir la stabilité et les qualités humaines et relationnelles nécessaires pour assurer cette mission. Finalement, il faut avoir une capacité naturelle à inspirer le bonheur chez les autres.

  • Un phénomène ambivalent

Cette idée de CHO ne doit pas devenir un simple outil marketing ayant pour objectif de promouvoir l’entreprise, qui montre par ce biais son implication dans le bien-être de son personnel. Par ailleurs il faut que cette mission ait un réel intérêt, sans se limiter à une simple négation des difficultés, sans quoi elle risque d’avoir l’effet inverse de celui attendu.

  • Quel salaire pour ces responsables du bonheur ?

Il n’y a pas de salaire défini pour ce poste, mais cela varie selon le profil et surtout l’expérience du candidat. Ainsi, le salaire annuel pour un débutant tournerait autour de 30000 € en moyenne, mais avec cinq ans d’expérience dans le secteur de la communication ou des Ressources Humaines, on peut prétendre à un salaire annuel compris entre 35000 et 40000€.

Et vous, avez-vous un responsable du bonheur dans votre entreprise ?

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