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Avec la récente crise sanitaire liée à la COVID19 et les recommandations du gouvernement aux entreprises, l’usage du télétravail s’est très largement démocratisé en France. Toutefois, le recours à ce dernier suscite chez de nombreux employeurs un certain nombre d’interrogations. Parmi elles, on retrouve celle du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels et de la responsabilité de l’employeur sur ses salariés lorsqu’ils ne sont pas dans les locaux de l’entreprise.

Bien sûr, le DUERP doit prendre en compte les risques liés au télétravail. Même si les salariés ne sont plus physiquement dans les locaux de l’entreprise, ils restent néanmoins sous la responsabilité de l’employeur.

Par ailleurs le télétravail fait émerger de nouveaux risques pour le salarié. Il faut les identifier dans le DU.

Le télétravailleur va principalement être exposé à trois typologies de risques dans l’exercice de ses fonctions à domicile :

  • Les risques psychosociaux
  • Les troubles musculosquelettiques
  • Les risques liés aux ambiances lumineuses.

Dans le document unique, on peut alors envisager une unité de travail « Télétravailleurs » englobant les salariés à domicile.

Les risques psychosociaux

Les risques psychosociaux incluent notamment les situations de travail pouvant augmenter le niveau de stress ou d’anxiété chez le salarié. Elles peuvent être générés par l’organisation du travail.

Ce type de risques est à prendre très au sérieux car ils peuvent impacter la santé physique (par exemple des maladies cardiovasculaires) et psychologique (dépression, troubles anxieux) du salarié.

En télétravail, de nombreux risques psychosociaux sont à appréhender et anticiper par l’employeur :

  • Isolement social du salarié
  • Hyper-connexion au travail
  • Difficulté à scinder vie personnelle et vie professionnelle
  • Difficultés de concentration liée à l’activité du foyer pendant les horaires de travail
  • Sentiment d’éloignement
  • Perte de sens

S’il est primordial de les identifier dans le document unique d’évaluation des risques, il est également nécessaire de les évaluer et d’envisager des actions correctives.

L’employeur peut notamment surveiller le bon respect du droit à la déconnexion, et s’assurer de la bonne installation du poste de travail à domicile dans le respect de ses recommandations :

  • Poste isolé ou espace dédié
  • Mise à disposition des outils de communication nécessaires
  • Mise à disposition de matériels et fournitures adaptés

Il est également important d’envisager des actions visant à réduire le sentiment d’isolement, comme des réunions d’équipes à distance régulières, des points sur les objectifs, et s’assurer d’un contact régulier avec tous les télétravailleurs.

Enfin, l’employeur adaptera la charge de travail de son salarié et fera preuve de flexibilité sur les horaires de travail.

Les troubles musculosquelettiques

Il s’agit de douleurs, souvent quotidiennes, occasionnées ou aggravées par le travail, et liées à des contraintes posturales. Les troubles musculosquelettiques (TMS), constituent la 1ère cause de maladies professionnelles indemnisées et représentent 87% des maladies professionnelles reconnues par le régime général.

Ils sont en règle générale induits par un mauvais aménagement du poste de travail. Ce facteur est d’autant plus aggravant lorsque le salarié est en télétravail et ne bénéficie donc pas de toutes les commodités d’aménagement d’un bureau.

On retrouvera parmi les causes des TMS :

  • L’utilisation unique de l’ordinateur portable,
  • L’impossibilité de régler son écran en hauteur
  • Des plans de travail ainsi que des sièges inadaptés (souvent des chaises ou fauteuils pas destinés à être utilisés des journées entières pour travailler)
  • L’absence de clavier ou de souris.

Quelles actions envisager dans votre document unique pour limiter voire éviter l’impact des TMS ?

Si la communication et l’échange d’informations restent la clé de voute d’un bon plan d’action pour éviter les TMS, l’employeur peut également s’assurer du bon aménagement des postes de travail à domicile. Il est également de sa responsabilité de transmettre à ses salariés des équipements adaptés, et le cas échéant du matériel permettant de pallier le manque de commodité : par exemple un support pour son ordinateur portable, une souris…

Enfin, il peut également être envisagé de recommander des exercices d’étirements et de relaxation.

Les risques liés aux ambiances lumineuses

Ces risques sont engendrés par des éclairages non adaptés. Il peut s’agir d’éclairages trop éblouissants ou à contrario insuffisants, ou encore d’absence d’éclairage naturel.

Ces configurations peuvent entraîner des fatigues visuelles plus ou moins importantes, et des maux de tête.

Les recommandations pour limiter ces conséquences seront les suivantes :

  • Prendre ses pauses habituelles, pour couper régulièrement du travail devant l’écran
  • S’installer un éclairage d’appoint, en privilégiant une lampe éclairant une grande surface
  • Placer l’écran de manière à limiter la fatigue visuelle : à 1,5 mètre de la fenêtre et perpendiculairement à celle-ci.

Enfin, si ces risques semblent les plus évidents il n’en demeure pas moins que d’autres risques peuvent exister et qu’il est du devoir de l’employeur d’essayer de les identifier.

Sur Legibox, la tenue du document unique d’évaluation des risques professionnels est simplifiée par des aides à la saisie et vous pouvez dupliquer la version précédente d’une année sur l’autre pour repartir de la base existante pour continuer à l’implémenter.

Enfin, en partenariat avec notre partenaire Tutorisk, nous proposons également un accompagnement d’une heure par un expert pour vous aider à faire l’état des lieux de votre structure, identifier vos unités de travail et vous lancer dans l’élaboration de votre document unique.

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